Jeudi 24 décembre 2009
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18:14

Occasion doublement ratée, car à l'origine de la demande des restaurateurs, outre la
concurrence sauvage (???) des marchands de hamburgers, il était fortement question de hausse des salaires pour permettre l'embauche de jeunes peu attirés par ce travail certainement passionnant
mais vécu comme harassant avec ses horaires à rallonges...
Et bien force est de constater que de hausses de salaires il n'y a point, d'embauches pas plus et de baisse des prix un peu, des bénéfices probablement...
Car la manie du moment est plutôt à vouloir baisser les prix comme si tous nous étions en attente de cela : des prix bas pour les autos, des prix bas pour l'épicerie, des prix bas pour les
vacances, des prix bas pour les restaurants...
Comment comparer ces prix entre restaurants, le lieu, la qualité, le service, les ingrédients ? Illusoire !
N'aurait-il pas mieux valu pour le petit noir, le garder à 1,5€ et ne pas supprimer le petit gâteau, mieux même se convertir au pur arabica équitable et bio...
N'aurait-il pas été judicieux d'augmenter partout où c'était possible la qualité des ingrédients, les choisir dans la région auprès d'agriculteurs ou d'éleveurs respectueux de
l'environnement...
Jouer la qualité plutôt que le prix pour permettre d'augmenter les salaires des employés au lieu de s'engager dans une course au prix qui finira par nous faire ingurgiter des produits au rabais ou
de douteuses origines...
Serait-ce une fin en soi que de courrir rejoindre le niveau de vie des esclaves de la planète ? Non !