Jeudi dernier avait
lieu l’inauguration par Henri Proglio, pdg d’EDF, de la nouvelle centrale dite « Cycle Combiné Gaz » de Blénod les PàM. Celle-ci va prendre la relève de la vieille centrale à charbon en
améliorant très notablement le rendement énergétique qui sera quasiment multiplié par deux tout en diminuant dans les mêmes proportions les rejets de CO2 et autres NOX.
Superbe réalisation technique pour une production de 430 MW…
Les ingénieurs peuvent en être fiers, mais pourquoi s’être arrêté au milieu du gué ?
Pour faire simple : le fluide qui traverse la turbine à vapeur produisant l’énergie doit être refroidi par un « réfrigérateur » géant.
Pourquoi n’avoir pas poussé le raisonnement énergétique jusqu’au bout en imaginant d’utiliser cette chaleur résiduelle, à éliminer, pour des utilisations locales : serres maraîchères, chauffage d’équipement publics, etc ? Ce qui aurait en outre limité les fragilités techniques potentielles d’un tel réfrigérateur notamment en hiver.
A Metz, on va s ‘éclairer au bois grâce à la nouvelle usine de l’UEM. Et chauffer avec la vapeur produite des logements pas forcément adaptés. Le maire de Metz est fier de cette réalisation qui, on nous le garantit, n’utilise que les déchets de bois. Mais certaines questions restent posées : si toutes les villes se mettent à ce type de chaudière, allons-nous continuer à utiliser des déchets de bois de nos forêts, en importer ou planter en lieu et place de nos forêts de feuillus, base d’industries à forte valeur ajoutée, des arbres à pousse rapide pour satisfaire nos besoins en énergie. Est-il certain que ce type de centrale soit plus sain pour le voisinage ? Quel est le rendement effectif d’un tel équipement ?
A Hambergie, le permis de construire a été refusé pour vice de forme au grand soulagement (temporaire) des habitants des communes proches. Il semble que ce projet rejette bien plus de d'oxydes de soufre que sa cousine de Blénod, mais ses promoteurs ne semblent pas prêt à renoncer ni à revoir leur projet dans un souci de respect environnemental.
Trois exemples de prise en compte partielle des enjeux de l’énergie.
Au nom de quoi ? de la rentabilité immédiate ? du manque d’imagination ? de la déficience (défiance) de la concertation avec les citoyens ?
Nous ne sommes plus dans les « années d’après-guerre » et de reconstruction à marche forcée, mais dans une période d’invention du futur, pour nos enfants.
Toutes les composantes de la problématique doivent être impérativement prises en compte au risque de leur préparer, faute de vision et d’exhaustivité,
un cadeau empoisonné de plus.
Les industriels doivent mettre en œuvre toutes leurs compétences pour répondre à ce défi et les politiques s’en porter garants sans compromission.
DMC
Lors d'une conférence de press le 15 novembre 2010, un
collectif d'organisations politiques, associatives, d'élus, de citoyens ont partagé et appuyé la démarche de l' ADPSE contre l'implantation d'une centrale au gaz à Hambach....

de l'ANDRA pour
La lecture
du programme des Verts laisse perplexe. Les mesures proposées sont généreuses et même pour certaines plus que nécessaires et urgentes...
sécurité pour vous et vos proches, d'un
travail pour nourrir votre famille et vos rêves... dans le respect de la nature et de ses dons ?